Le printemps de Maxime Colin

10 septembre 2021 à 16h16

Le printemps de Maxime Colin.

Vent de fraîcheur sur la jolie maison de bouche de Maxime Colin. Rafraîchissement des lieux, équipe plus dynamique que jamais et carte épurée sont les nouveaux atouts du Restaurant Maxime Colin. Retour sur une enseigne ayant, plus que jamais, le vent en poupe !

Installé depuis 2016 en périphérie bruxelloise, au cœur du Parc Jourdain entre château et lac, Maxime Colin a profité du printemps pour donner un coup de fraîcheur à son enseigne éponyme. Une rénovation qu’il compte bien mettre à profit pour se rappeler aux bons souvenirs des amateurs d’enseignes gourmandes de proximité, aux soucieux de tables contemporaines et aux friands de cuisine d’auteur respectueuse des produits et des saisons.

Un chef en sa maison

Maxime Colin, désormais bien installé à Kraainem en ses propres murs, est loin d’être un nouveau venu dans le paysage gastronomique de la Capitale et, désormais, de ses environs.

On se souvient de lui reprenant courageusement le flambeau d’Alain Bianchin à La Villa Lorraine alors étoilée. Une étoile qu’il conserva pour la notoire maison jusqu’à son départ de celle-ci pour la destination de Kraainem où il reprit et transforma le restaurant-brasserie D’Oude Pastories.

C’est là, dans cet ancien presbytère millésimé XVIIe siècle qu’il apporta son brillant savoir-faire en matière de cuisine de haut vol valorisant autant les ingrédients les plus qualitatifs que l’expérience acquise à l’ombre  de belles enseignes. Avec méticulosité et constance il mit au service de sa maison les jolis galons acquis au cours d’une vie professionnelle déjà largement saluée en hauts lieux.

Pour preuve, après avoir passé deux ans et demi au Chalet de la Forêt dans la brigade de Pascal Devalkeneer, c’est dès 2013 qu’il décrocha la deuxième place au concours organisé par Pierre Wynants et l’Association des Maîtres Cuisiniers de Belgique, l’Etoile de la Cuisine Belge.

Vint ensuite, après l’orchestration de la Brasserie de la Villa Lorraine, la succession d‘Alain Bianchin à La Villa Lorraine puis, dans la foulée le titre de « Jeune Chef de l’Année » au Gault&Millau 2016. Les cotations élevées et autres reconnaissances glanées un peu partout auront fait le reste pour que l’enseigne de Maxime Colin compte définitivement et assurément dans le paysage des vraies belles tables de Belgique.

Une jeune équipe au diapason

L’une des premières choses dont parle Maxime lorsqu’on le questionne sur sa maison est ... son équipe. Comme les plus grands, il n’hésite jamais à dire combien elle compte pour lui, combien elle lui est indispensable et combien l’esprit d’empathie l’anime bien davantage que celui d’une gestion directive et égocentrique que pourrait avoir un tel restaurant.

Et à l’équipe de lui rendre à merveille cette vision empathique des choses avec un dynamisme, des échanges et dialogues et, in fine, une bonne ambiance permanente valsant de la cuisine à la salle et vice versa.

Dans l’une comme dans l’autre on rencontre alors les talents, par exemple, du nouveau sommelier, Laurent Delplace. Un sommelier expérimenté et créatif lui aussi mais également désireux aujourd’hui de relever un nouveau challenge. Passé par Le Pain et le Vin (époque Eric Boshman et  Pierre Mendrovski), La Maison du Cygne (époque Donald Loriaux), Le Monde est Petit (Loïc Villers) ou encore et entre autres par le notoire Sea Grill d’Yves Mattagne, durant trois ans, Laurent Delplace est arrivé ici en janvier dernier. La nouvelle carte composée de vins d’ici et d’ailleurs, de découvertes et de crus singuliers témoignent des compétences de Laurent Delplace en parfaite osmose avec la cuisine de Maxime Colin.

Une petite équipe composée d’autres jeunes gens qui secondent encore efficacement Maxime en salle comme en cuisine dont son second, l’efficace Zied Karoui, lui aussi un ancien de La Villa Lorraine. Lequel n’hésitant d’ailleurs pas à dire qu’il a tout appris de Maxime et qu’il apprécie quantité de qualités chez son chef de patron telles la motivation pour ce métier, le savoir-vivre, le calme, la créativité et son sens du partage avec son équipe ou encore et entre autres, son côté si respectueux des uns et des autres, de leurs idées et de leur travail.

Vent de fraîcheur sur le restaurant de Maxime Colin

Côté décor désormais en place, le Restaurant Maxime Colin vient d’être doté de nouvelles tonalités murales, allant d’un rouge foncé à de l’anthracite. Bois naturel pour le mobilier, nouveaux jolis luminaires led pour l’éclairage, nouveaux tableaux de l’artiste José Chapelier aux tonalités similaires rouge, noir, doré ou encore. Sans oublier une grande terrasse dressée par beau temps au bord du lac pour des repas ou un apéritif à l’extérieur plus bucolique que jamais. 

Au total, le Restaurant Maxime Colin compte 4  petites salles distinctes au rez-de-chaussée (la Salle principale (18 couverts) avec feu ouvert, La Rotonde (12 couverts) avec vue sur le lac, le Salon Chapelier (8 couverts), La Table des copains jouxtant la cuisine pour l’apéro festif, additionnées du Salon Jourdain (30 couverts) qui, à l’étage est une belle salle privatisable installée sous les poutres de chêne et ainsi destinée aux repas de famille, d‘affaires ou d’amis.

Une table aux idées et aux saveurs d‘auteur

Tel un artiste peintre, un sculpteur ou un poète, Maxime Colin offre à ses beaux lieux rénovés tout son savoir-faire culinaire, sa passion et son imagination. En découle une cuisine à la franche personnalité, à la large créativité et au respect scrupuleux des ingrédients, de leur saison de production et – in fine – des producteurs et autres fournisseurs soigneusement sélectionnés qui apportent chaque jour ici les denrées les plus soignées.

Au final, se bousculent alors dans l’assiette de Maxime Colin : asperges blanches du pays, Rubia Gallega et foie gras d’oie cru, couteau de mer, huîtres, King crabe, Skrei de Norvège ou encore et entre autres, une originale moutarde maison !

Les menus se déclinent alors en 3 services (62 € + vin à 28 €), 4 services (71 € + vin à 33 €), 5 services (80 € + vin à 38 €), 6 services (100 € + vin à 42 €) et bien sûr en business lunch tarifé 40 € pour trois services, lesquels changeant chaque jour.

Bon à savoir ; avec petit supplément tout à fait justifié, Maxime continue à titiller sa créativité en intégrant systématiquement à chacun de ses menus, un produit noble interprété à sa façon. De quoi ne plus hésiter à retourner s’attabler au Restaurant Maxime Colin et redécouvrir tant l’évolution que le talent de celui qui est loin de s’assoupir sous ses jolis lauriers avoisinants.